Au-delà des RTT traditionnels, de nombreuses entreprises mettent désormais à la disposition de leurs salariés des jours de TTR. Mais à quoi correspond ce sigle ?
C’est un nouveau concept à la mode. Après les RTT, de nombreuses entreprises accordent désormais à leurs salariés des jours de repos, dits TTR. Mais que signifie ce sigle qui peut vous rapporter quelques jours de repos supplémentaires et à quoi correspond-il ?
Le terme TTR désigne temps de transports responsables. Cet acronyme s’inscrit dans le cadre de vos déplacements pendant vos vacances ou week-end. En effet, si vous optez pour des moyens de transport écologiques durant vos congés, tels que le train, le vélo, le covoiturage ou encore le bus, votre entreprise peut vous accorder des demi-journées de répit en complément.
Une initiative en développement…
Selon un reportage diffusé par TF1, la société Ubiq, filiale de Nexity et spécialisée dans l’accompagnement des entreprises pour louer des bureaux, est novatrice en la matière. Elle estime répondre à une demande notable de la part de ses salariés. Ainsi, depuis 2023, elle propose à ses employés deux jours de TTR par an, fractionnables en demi-journée.
Pour en bénéficier, les salariés doivent fournir un justificatif de leur déplacement (facture, billets…). Le déplacement doit par ailleurs durer au moins six heures.
… mais encore à la marge
Depuis, plusieurs initiatives ont suivi l’exemple d’Ubiq telles que Capgemini, La Fresque du Climat, Home Exchange ou encore Vendredi. Une initiative qui semble séduire puisque plus de huit salariés sur dix considèrent que les entreprises doivent accélérer dans leurs mesures sociales et environnementales.
Cette nouvelle forme de jours de repos demeure cependant peu encadrée par la loi et demeure pour le moment des initiatives dispersées. Mais la CSRD (Corporate sustainability reporting directive, NDLR), la directive européenne, laisse entrevoir des perspectives heureuses, puisque celle-ci encourage les mesures de types RSE dans les entreprises.
Bien que les vacances ne fassent pas encore partie des engagements environnementaux des employeurs, elles pourraient très rapidement le devenir dans une démarche de réduction du bilan carbone. Mais pour cela, les pays membres de l’Union européenne doivent s’entendre sur le sujet…
Source : larepubliquedespyrenees.fr


