Le président de la CFE-CGC dénonce des mesures gouvernementales "très en dessous de ce qui est nécessaire".
"C'est nul", résume mardi 7 avril sur franceinfo François Hommeril, président de la CFE-CGC, au sujet de la stratégie du gouvernement pour aider les Français face à la hausse des prix des carburants depuis la guerre au Moyen-Orient, alors qu'une réunion est organisée mardi 7 avril à Bercy avec les syndicats et les ministres Jean-Pierre Farandou et Roland Lescure. Le gouvernement privilégie pour le moment des aides ciblées. "Ce sont des petites mesures très en dessous de ce qui est nécessaire", estime François Hommeril, citant l’exemple de l’Italie et de l’Espagne, qui ont, selon lui, "mis en place des dispositifs beaucoup plus importants, beaucoup plus massifs".
Ce week-end, un "prêt flash carburant" a été présenté par le gouvernement pour les petites entreprises et plusieurs pistes sont à l'étude pour soutenir le pouvoir d’achat, après des aides ciblant certaines professions (routiers, pêcheurs, agriculteurs). "Dès qu’on évoque la nécessité pour l’État d’intervenir par des dispositifs financiers, on nous objecte qu’il n’y a plus d’argent", poursuit le président.
"De l’argent, il y en a, mais il n’est pas dépensé de façon efficiente."
La CGT propose, elle, de plafonner le prix du litre d’essence à 1,70 euro. "Les mesures d’ordre général, qui s’appliquent à tout le monde, coûtent cher et ne déploient pas une bonne efficacité", juge de son côté François Hommeril. "Ce que je demande à l’État, c’est pas de dépenser plus, c’est de dépenser mieux", conclut le président de la CFE-CGC.
Source : franceinfo.fr

