Mais "si je fais le pari de la réussite de votre négociation, le gouvernement prendrait immédiatement ses responsabilités si elle ne devait pas aboutir le 25 février, en vue d'une réforme de l'assurance chômage", avertit encore le chef du gouvernement.
Une tentative pour débloquer la situation. Le gouvernement a accédé aux demandes des partenaires sociaux pour négocier sur l'assurance-chômage en retirant notamment la lettre de cadrage de François Bayrou, selon la copie d'un courrier du Premier ministre obtenue mercredi par l'AFP.
Selon ce courrier, Sébastien Lecornu a également "donné instruction d'engager les procédures d'agrément des dispositions de la convention du 15 novembre 2024 sur les primo-entrants" qui réduit de six à cinq la durée minimale d'affiliation, sur une durée de vingt-quatre mois, pour être indemnisé.
Le Premier ministre a aussi donné son aval "sur l'avenant du 7 juillet 2025 portant sur le bonus malus", qui réduit la portée de la modulation, en fonction du nombre de ruptures de contrats, des cotisations patronales sur les contrats courts.
Nouveau cycle de négociations
Le Medef avait dit qu'il ne viendrait pas à la séance de négociations de mercredi, qui porte sur les contrats courts, sans réponse du gouvernement sur ce point. Dans une lettre de cadrage, l'ex-Premier ministre François Bayrou avait invité en août dernier les partenaires sociaux à négocier une nouvelle fois sur l'assurance-chômage, dans le but de dégager entre deux et quatre milliards d'euros d'économies par an. "Force ouvrière avait saisi le Conseil d'Etat pour contester la légalité de cette lettre de cadrage, qui réduit les droits des demandeurs d'emploi et place les interlocuteurs sociaux dans une situation de négociation extrêmement contrainte", a souligné ce syndicat.
A la demande du Premier ministre actuel, les partenaires sociaux ont entamé un nouveau cycle de négociations pour économiser 400 millions d'euros sur l'indemnisation des chômeurs qui ont perdu leur emploi à la suite d'une rupture conventionnelle. Mais le patronat souhaite économiser un milliard d'euros et procéder à une remise en cause plus large de l'indemnisation des demandeurs d'emploi.
La négociation sur l'assurance-chômage doit aboutir le 25 février et celle sur les contrats courts le 25 mars. "Je me suis réjoui" qu'"un accord est possible d'ici fin février", écrit Sébastien Lecornu dans sa lettre. Mais "si je fais le pari de la réussite de votre négociation, le gouvernement prendrait immédiatement ses responsabilités si elle ne devait pas aboutir le 25 février, en vue d'une réforme de l'assurance-chômage", avertit encore le chef du gouvernement.
Source : franceinfo.fr

