Il n’y aura pas de souveraineté sans industrie forte, ni de transition environnementale sans investissements productifs dans nos territoires

17/09/2026

Pourtant, pendant que nos usines ferment, le gouvernement affirme ne pas avoir « le premier euro » pour indexer les retraites.

Selon La Tribune, la France a enregistré 91 fermetures d’usines au premier semestre 2026, avec un solde net négatif de 40 sites.

Ce sont des emplois, des compétences, des savoir-faire et une part de notre souveraineté qui disparaissent.

Dans le même temps, les sociétés françaises ont comptabilisé près de 358 milliards d’euros de dividendes versés en 2024. Une part importante transite entre sociétés et holdings, avec une taxation pouvant être limitée à environ 1,25 %, tandis que près de 69 milliards partent vers l’étranger.

Une entreprise doit légitimement rémunérer ceux qui investissent dans son développement. Mais quelle part de cette richesse finance réellement nos usines, l’innovation, la décarbonation et l’emploi ?

Lorsque le fléchage financier devient plus avantageux que l’investissement productif, l’État perd des recettes, notre industrie perd des moyens et la France perd sa souveraineté.

Avant de demander de nouveaux sacrifices aux retraités et aux salariés :

  • orientons davantage l’épargne et les bénéfices vers l’industrie ;
  •  taxons plus justement les sommes qui ne sont pas réinvesties dans l’économie productive ;
  • conditionnons les aides publiques à l’emploi et à l’investissement en France.

Réindustrialiser notre pays, c’est créer des emplois, retrouver des recettes publiques et reconquérir notre souveraineté.

La finance doit être au service de l’industrie, de l’emploi et de la Nation, pas l’inverse.

Source : Linkedln Jean-Claude Garcia

Délégué National Confédéral CFE-CGC -  Président CFE-CGC Chimie Dauphiné Savoie