Après des mois d’alertes, de mobilisation pour Ferroglobe PLC et de travail auprès des pouvoirs publics français et européens, une étape importante vient d’être franchie pour la défense de notre industrie du silicium.
Le 1er septembre, la Commission européenne a officiellement ouvert une révision intermédiaire des mesures antidumping sur les importations de silicium en provenance de Chine. Cette procédure doit réexaminer à la fois le niveau du dumping et le préjudice subi par l’industrie européenne.
Et les constats sont particulièrement importants : la Commission relève des éléments suffisants concernant les surcapacités massives chinoises et la pression à la baisse sur les prix à l’exportation.
Le dossier fait également état d’une augmentation significative des importations chinoises en volume et en parts de marché, à des niveaux de prix préjudiciables, avec des conséquences sur l’emploi et les performances économiques des producteurs européens.
C’est une avancée. Ce n’est pas encore une victoire.
Sur la COMMUNE DE MONTRICHER ALBANNE , en Savoie, le site de Ferroglobe PLC est toujours à l’arrêt et les salariés subissent toujours le chômage technique.
Derrière les procédures européennes, il y a des femmes et des hommes, des emplois, des territoires, des compétences industrielles et une question essentielle : voulons-nous encore produire en Europe les matières premières stratégiques dont notre industrie a besoin ?
Cette mobilisation est menée en intersyndicale avec La CGT, la CFDT, Force Ouvrière et la CFE-CGC.
Cette unité est indispensable et je tiens à la souligner.
Cependant, La CFE-CGC prend une part particulièrement active dans ce dossier, notamment dans le travail mené au niveau européen. Je veux saluer l’engagement de Benjamin Oudet, notre délégué national confédéral en charge du secteur Europe et International, dont le travail et les échanges directs avec industriAll Europe et l’European Commission contribuent fortement à porter ce dossier là où les décisions doivent désormais être prises. Ainsi que nos élus à Ferroglobe PLC, notamment, Jérémie Amblard et Remi Poncet.
Nous continuerons à défendre les sites français de Montricher, des Clavaux et d’Anglefort, leurs salariés et, au-delà, toute la filière européenne du silicium.
Car protéger notre industrie face à une concurrence déloyale, ce n’est pas du protectionnisme aveugle.
C’est défendre notre souveraineté industrielle, nos emplois et notre capacité à produire demain en Europe.
Une étape vient d’être franchie. Maintenant, il faut aller jusqu’au bout.
Source : Linkedln Jean-Claude Garcia