La mutuelle niortaise a signé avec six organisations syndicales un accord d’entreprise qui fixe les règles du jeu pour intégrer l’intelligence artificielle. « La préservation de l’emploi » en fait partie.
La MAIF a signé le 7 mai 2026 un accord d’entreprise inédit sur l’intelligence artificielle (IA) avec six organisations syndicales : Confédération autonome du travail, CFDT, CFE/CGC, CGT, FO et UNSA. « Il marque une étape majeure dans la structuration du dialogue social autour de l’IA », indique la mutuelle niortaise, qui entend « inscrire durablement l’IA dans le dialogue social ».
L’accord repose sur « une exigence de transparence sur les solutions d’IA déployées et leurs impacts ». Le principe directeur : « L’IA soutient l’humain, elle ne le remplace pas. » Parmi les engagements inscrits : la préservation de l’emploi, la poursuite et le renforcement d’actions de formation des salariés. Le texte interdit « tout licenciement pour motif économique lié au déploiement de l’IA ». Il prévoit par ailleurs que les gains d’efficacité générés par l’IA seront prioritairement réinvestis dans le service rendu aux sociétaires.
Une commission de douze membres, rattachée au comité social et économique, se réunira trois fois par an pour suivre les projets d’IA et leurs impacts, et « partager une information transparente avec les instances ». La MAIF emploie 9.770 salariés.
Source : lanouvellerepublique.fr